Pour vous faire sourire, rire, pleurer des situations rencontrées au quotidien quand une maladie invalidante vous habite (SEP Lymé ou Lyme SEPé –))

» Catégorie : Histoires rééducatives


Et ça roule toujours pour la course des Héros!

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Actualités entrainements:

25/01/17 Troisième entraînement. Brrr, toujours pas plus chaud sous le brouillard givrant à -2°C et avec 95%d’humidité, mais motivés.  Hier, nous avons réalisé 5km, 50 mètres de dénivelé en fauteuil dont 900 mètres de marche pour moi, avec pour appuis:  une canne et le fauteuil sur un dénivelé de 12 mètres  en montée. Ben voui, on s’est inscrit pour une course à pied, mais encore me faut-il savoir marcher avant de courir, bien que ma kiné me dise souvent en riant, que moi je veux faire l’inverse . A chacun son Everest!  L’équipe se muscle et progresse à son rythme. Nous avons repéré notre futur parcours pour atteindre progressivement les 10 km de course avec un dénivelé de 130 mètres. Y’a du taffe encore…mais on y croit.

Mes topiaires ( buis taillės )

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(cliquez sur la photo pour la voir en entier!)

Un petit plaisir que je réalise dans mon jardin, sculpter mes buis. Au grand air, mieux que le kiné, assis ,debout, à plat ventre, toutes les postions sont admises pour réaliser mes petits chefs d’oeuvre. Voila le début, il en reste encore beaucoup mais patience, je compte y arriver et muscler mes petits bras.

Gérer ce poison qu’est le stress

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img_enseignerOui le stress m’empoisonne.

Non, je ne suis pas anxieuse comme l’aime à me dire certains soignants surpris par mes orages dysautonomiques. Mais oui, cent fois oui, le stress m’empoisonne depuis plusieurs mois. Vous me direz qu’on serait stressé à moins: quatre centres hospitaliers,  deux voyages avec le SMUR dont un en hélicoptère, les soins intensifs cardiaques, les malaises n’importe quand, n’importe où, une dérégulation de mon système nerveux et donc d’organes vitaux. Bon, cela fait beaucoup, tout cela.

« De quoi avez-vous besoin ? » me demandent réguliérement mes soignants. Et moi de répondre invariablement: de calme, de tranquillité et de sérénité. Bon d’accord, mais comment gérer ce foutu stress qui me ronge,  en étant dans un centre de rééducation où il vous faut implicitement aller sur une pente ascendante? De façon surprenante, c’est ici même, dans ce centre qu’on me propose une magnifique boite à outils. Oui les méthodes de rééducation changent, et non seulement on s’occupe du corps, mais tout autant de l’esprit. J’ai vraiment l’impression d’être soignée dans ma globalité.  Je suis intimement persuadée que  les résultats obtenus dans ces conditions ne peuvent être, que plus solides et durables.

Dévoilons, ma boite à outils:

  • La relaxation est le premier élément que je pratique tous les jours depuis maintenant quatre ans.  Les techniques de base enseignées, il est facile d’être autonome. Cela demande un moment que l’on réserve pour soi. Moi, c’est à la sieste. Je coupe alors les téléphones, je ne suis là pour personne, si pour moi. J’écoute les chant des oiseaux ou une musique calme et me concentre à ma séance durant une petite demi heure. Cela me fait un bien fou. Mais seulement, à la réflexion, l’inconvénient est qu’on ne peut la pratiquer partout, dans n’importe quelle condition.
  • La sophrologie caycédienne est pour moi une piste nouvelle et intéressante. Je la pratique chaque semaine et complète désormais ma séance de relaxation par les techniques enseignées en sophrologie. Basée sur la gestion et la qualité de sa respiration, des pensées positives et la détente procurée par différentes techniques, elle peut se pratiquer dans toutes les situations où le stress pointe son nez. Bien sûr, si on veut pouvoir l’utiliser dans de telles conditions, il est fort recommandé de s’entrainer régulièrement. Concrètement, j’ai personnellement expérimenté les techniques enseignées lors d’un examen difficile: une scintigraphie cérébrale ficelée comme un gros saucisson sur un table d’examen pendant environ 45 minutes. Comment rester calme, alors que le malaise survient et que vous ne pouvez pas bouger un petit doigt. Le signaler ? Cela implique d’ arrêter l’ examen qui a demandé un lever à 5h00 du mat,  1h30 de déplacement en ambulance, un temps d’attente de plus de 3 heures pour le produit se répartisse dans le cerveau. J’ai donc essayé de prendre sur moi, et tenté de gérer au mieux ,avec mes connaissances encore imparfaites. Le plus important est que j’ai réussi à faire face, et ai pu tranquillement terminer l’examen.
  • La méditation de pleine conscience. Je viens de commencer, il y a une dizaine de jours. Dès la première séance , j’ai accroché: vivre l’instant présent à fond, accueillir toutes les sensations qui se présentent à mon esprit sans les juger. La pratique quotidienne est un véritable régal qui m’apaise, me régénère. J’adhère sans restriction, d’autant plus que les effets obtenus sur la régulation du système nerveux sont indéniables. Cela ne demande aucun investissement particulier en dehors d’accepter  de prendre un petit peu de temps chaque jour, pour s’y adonner.  Lorsqu’on a assez de pratique, il est possible de contrôler des montées de stress. Un outil sur mesure, pour tenter de mieux vivre mes moments difficiles. 

Pour ceux que cela intéressent et qui veulent en savoir plus, voici des liens sur deux sites qui permettent  d’aller plus loin dans ces approches:

sophrologie caycédienne  http://www.sofrocay.com/

méditation de pleine conscience 

http://christopheandre.com/meditation_CerveauPsycho_2010.pdf

 

 

Le phénix Kosokien ou l’art de renaitre

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Vous n’êtes pas sans remarquer ce silence prolongé, évidemment dû à une période que je décrirais comme usante, ardue et un peu désespérante. Cela ne me ressemble pas mais pourtant…

L’hospitalisation se prolonge, la rééducation patine et même dérape dans le précipice de mes difficultés urinaires. La SEP? Hou mais non, je dirais le petit quelque chose en plus, qui s’est rajouté dessus sans que je lui demande de venir et qui perturbe mon système nerveux autonome.  Toutes  ces petites choses de l’organisme qui se font sans qu’on y pense. Une merveille de précision, vous savez comme les montres suisses. Sauf que ma montre à moi, elle a pris l’eau. Les nouvelles joies de la dysautonomie qui empoisonne mon quotidien.

Alors, je rame, je rame des kilomètres, les médecins bafouillent, trifouillent, font des essais malheureux qui se soldent par des échecs qui dérèglent encore un peu plus cette mécanique grippée.  Je ne leur en veux pas mais le résultat n’est pas brillant. Jusqu’à ce que mon neurologue mette son nez dans l’affaire et soupçonne que l’on fasse le contraire de ce que ma vessie et mes reins demandent. Laisser les robinets ouverts en permanence. Plus de contrainte, mon corps comme par magie renait et se régule. La sonde urinaire à demeure, évite désormais les à coups de la rétention urinaire et de la vidange brusque, le coeur s’apaise, les muscles se détendent. Je ressors la tête et l’esprit de la coquille que je m’étais construite tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Bien sûr, je suis consciente qu’il ne s’agit que d’une étape, mais quel apaisement! Vivant sans lendemain, je profite jour après jour, histoire de reconstruire mes plumes de Phénix.

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