Ce blog pour vous faire sourire, rire, pleurer des situations rencontrées au quotidien quand une maladie invalidante vous habite

Mon défi: une participation à la course des héros 2017 pour France Lyme

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Pourquoi  concourir à cette course? 

Envie de réaliser mon rêve, participer à une course de 10 km. 
Envie de montrer que je peux vivre ce rêve malgré mon handicap grâce à vos dons.  
A défaut de pouvoir courir, je vais rouler, rouler pour la vie, rouler pour montrer que rien n’est impossible, rouler pour France Lyme qui soutient les malades .  

Rouler pour que le quotidien des malades de Lyme change: 
1- Un symbole pour aller de l’avant, après 8 ans d’une vie menée au ralenti: à cause de  traitements (dont une chimio) et d’hospitalisations inadaptés  
2- Envie qu’on ne dirige plus les malades dans des impasses mais qu’on leur fournisse en France les antibiotiques qui peuvent les guérir 
3- Envie que les malades ne soient plus obligés de se soigner à l’étranger en déboursant des fortunes 
4-Envie de crier à la France entière que la maladie de Lyme peut être grave dont on peut mourir, une source de handicap important, méconnue du système de soin. 
5-Envie que la prise en charge des malades soit enfin efficace en France et que les médecins ne soient plus condamnés pour leurs prises de position  
6-Envie de faire reconnaitre que la maladie de Lyme peut être une maladie chronique et bénéficier comme les autres maladies chroniques d’une reconnaissance «  Affection Longue Durée  » 

Les dons sont reversés par Alvarum. C’est très facile et 100% sécurisé. 
Merci pour votre soutien! 

Il suffit de cliquer sur ce lien:        http://www.alvarum.com/anneferjani

6 janvier, 2017 à 20:42 | Commentaires (0) | Permalien


Belle et merveilleuse année 2017

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Belle année à chaque personne qui passe par ce blog

Qu’elle soit douce et pleine de santé

1 janvier, 2017 à 20:21 | Commentaires (0) | Permalien


Un nouvel élan de vie grâce aux antibiotiques anti Lyme!

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Voici presque trois mois que je suis soignée pour la maladie de Lyme, je devrais plutôt dire contre un SIMS (syndrome infectieux mutisystémique), car c’est beaucoup plus compliqué, qu’il n’y parait. La Borréliose ou maladie de Lyme s’accompagne d’une multitude d’affreuses bébêtes : bactéries, parasites, champignons etc… lors d’une forme chronique (ou tertiaire) qui aurait débutée, je pense, il y a fort longtemps. La contamination aurait peut être eu lieu, lors de mon enfance, puisque dès l’âge de 7 ou 8 ans, je me plaignais de douleurs articulaires. Les médecins n’ont su me dire à l’époque, que ce n’était que des crises de croissance. Crises que j’avais encore à l’âge de 40 ans. Vu le nombre de crises, je devrais actuellement mesurer 6 mètres de long, au moins –)). Il y a 8 ans, les symptomes se sont aggravés subitement, mimant une sclérose en plaques (SEP) atypique.

Je prends actuellement un traitement de cheval avec trois antibiotiques sur un long terme, selon les recommandations de l’ILADS (International Lyme And Associated Diseases Society) et non selon  les recommandations françaises, pour lesquelles un traitement de un mois suffit pour résoudre le problème et traiter les formes primaires et secondaires, la phase tertiaire étant inexistante officiellement. Je traite une Borréliose mais aussi une co-infection par la bactérie Bartonella (bactérie de la maladie des griffes du chat). Les deux, lorsqu’elles s’associent, provoquent des dégâts terribles au niveau du système nerveux (central, autonome et périphérique) , ce qui expliquerait cette confusion possible des symptômes avec une SEP. Mon traitement à base de Roséphine en intraveineuse chaque jour durant 5 mois tuerait les bactéries circulantes, la doxycycline et l’hydoxychloroquine, les formes intracellulaires, complétés par des pulses d’autres antibiotiques (on change tous les 10 jours) bien ciblés pour détruire les formes kystiques de bactéries dans le système nerveux et la vessie. Bien sur, on ne laisse pas de coté les champignons qui ont pu s’installer tranquillement dans mon organisme et qu’il faut combattre (donc antifongiques aussi), et quelques parasites… Beurck, quelle soupe!

Je viens de passer mon premier Noël en famille depuis 4 ans dans les Vosges, dans lesquelles je marche sur les petits chemins entre 1km et 1,5 km! Je suis donc passée de quelques mètres, au kilomètre en trois mois. Plus de huit ans, que je ne m’étais pas promenée dans des petits sentiers dans la nature engourdie du mois de décembre! Je ne trouve pas de mots pour décrire toutes mes émotions devant les paysages, la famille et les amis que je rencontre debout. Tout n’est pas encore réglé, c’est sur, mais à la vitesse de mes progrès, je vais remiser bientôt mes fauteuils roulants sauf les jours de fatigue ou durant les effets secondaires de mes traitements.

J’arrive seulement maintenant à imaginer que ma vie peut (va?) changer. La peur me freine encore, j’ai tellement connu de hauts et de bas surtout ces deux dernières années, que je m’interdits d’y croire encore complètement.  Des traces, il en restera surement, mais c’est tellement inespéré, que j’en pleure déjà de joie. 2015 fut une année dure, avec des soins cardiaques intensifs, 2016 a été un enfer pendant 9 mois avec une ablation de la vessie programmée début octobre, puis subitement, une nouvelle porte s’est ouverte devant moi un 1er octobre, avec la promesse d’une guérison et d’un mieux être.

Aujourd’hui à l’aube de 2017, je suis persuadée, que cela sera l’année de l’espoir et de la joie. Une joie et un bonheur que je veux partager et répandre partout autour de moi, redonner espoir à tous ceux qui se croient dans une situation désespérée, parce que parfois, il est possible qu’une lueur s’allume au loin. Il suffit alors de se donner les moyens de l’atteindre.

Cela s’appelle décrocher la lune et les étoiles. 

28 décembre, 2016 à 22:28 | Commentaires (5) | Permalien


Quand Lyme met la SEP out

 

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Ah oui, en voila un scoop…. la maladie de Lyme???

A force de fouiller, farfouiller, tout en prouvant que je ne suis pas folle, quelques aventures étranges m’ont mises sur la voie d’une autre maladie que ma SEP qualifiée d’atypique dès son départ, il y a 8 ans, maintenant. La première chose fut qu’on me matraquait sans cesse que ma SEP n’évoluait pas comme une SEP « normale ». Rengaine éternelle, où que j’aille, quoique je fasse.

  • Des organes vitaux qui commençaient à être atteints (coeur, vessie, déglutition), le système nerveux autonome qui n’en faisait qu’à sa tête (dysautonomie).
  • Puis une IRM passée lors d’une hospitalisation dans un autre hôpital  que celui que je fréquente habituellement, qu’il a été très difficile de récupérer d’ailleur. J’ai du avoir recours aux lettres officielles de demande de dossier médical pour l’obtenir après 2 mois de courriers. Or sur cette IRM, l’hypothèse classique d’affection démyélinisante était bien marquée mais aussi celle d’une encéphalopathie aiguë disséminée,  surtout si les images IRM demeuraient stables dans le temps. Or c’est le cas depuis des années. Les plaques évoluent très peu. De plus, c´est le seul radiodologue à avoir évoqué que la substance blanche subthalamique était atteinte, ainsi que les noyaux gris, ce qui n’ a lieu que dans les SEP très évoluées. Les encéphalopathies ont une origine infectieuse et sont provoquées par des virus, bactéries dont entre autre, la terrible Borrélia, responsable de la maladie de Lyme ou Borréliose.

C’est une maladie actuellement très mal soignée en France dans son stade ultime chronique, qu’on appelle le stade tertiaire, soit par ignorance du corps médical, soit surtout parce que vous ne pouvez être soigné que si un test sérologique de laboratoire positif est détecté. Or à ce jour , il n’existe aucun test de laboratoire fiable pour détecter cette maladie à ce stade. Le premier test réalisé est un test ELISA qui a pour fonction de détecter les anticorps circulants dans votre sang sur trois souches de Borrélia alors que les spécialistes mondiaux estiment qu’il en existe plus de 300! Ce test peu fiable lorsqu’il revient positif est suivi d’un autre, le « western blot » qui détectent des protéines particulières.

Question: est ce que votre médecin fait pratiquer un test de laboratoire lorsque vous vous présentez avec une angine ou une bronchite? Non, il fait un diagnostic clinique. C’est par le biais de ce type de questionnaires qu’on peut soupçonner cette maladie. Au départ une morsure par un tique infecté (ou d’autres insectes piqueurs) vous injecte cette bactérie dans le corps. Cette maladie simple à traiter au premier stade ( rougeur au niveau de la piqûre) , si elle n’est pas soignée passe au stade 2 (douleurs articulaires, symptômes grippaux…), puis au stade 3 où la bactérie se développe dans tout l’organisme et s’enkyste, s’associe à d’autres bactéries et champignons divers,  faisant des dégâts ici et là et se réfugie dans ces kystes lors d’attaques par des antibiotiques.

Voici, très très résumé, le processus. Le stade tertiaire que je développe depuis maintenant 8 ans a pu leurrer les médecins en ressemblant à la SEP. Mais depuis 2015, la cohorte d’ennuis cardiaques et de dérégulations de mon système nerveux, ont résolument  mis le doute à mes neurologues. Des examens en médecine interne m’ont confirmés que je n’avais pas d’autres maladies autoimmunes mais l’interne du service a remis, en seulement quelques heures d’examens, ma santé mentale  en question! Comment cela etait-il possible après 17 poussées m’ ayant laissées grabataires, tétraplégique, incapable de déglutir, un cœur proche de l’arrêt cardiaque à plus de 220 et le médecin du SMUR me suppliant de tenir le coup, de faire tout ce qu’il était possible pour demander à mon cœur de ne pas s’arrêter? Je n’ai rien inventé, je l’ai vécu de toute mon âme.  Abandonnée du corps médical en dehors de mon généraliste et de mon urologue, je me sentais perdre courage et perdre pied. Comment pouvait-il en être autrement?  Je souffrais nuit et jour de ma vessie, je pleurais recroquevillée sur mon lit presque chaque jour, je bouchais toutes les sondes urinaires à demeure en 10 jours, j’ai fait de multiples globes vésicaux (vessie trop remplie qui ne peut évacuer l’urine seule), mais tout était normal…Mon psychisme était, à mon avis plus que fort, je dirais exceptionnel pour provoquer tous ces désordres. Au XIX ème siècle, on m’aurait taxée d’hystérique, aujourd’hui de malade psychiatrique…

Hé bien, non, grâce à un médecin belge, je peux vous dire que enfin, je sais que j’ai la maladie de Lyme à un stade très avancé, le stade tertiaire. La bactérie s’est disséminée dans l’ensemble de mon corps en particulier dans mon système nerveux central, périphérique et autonome ( neuroborréliose) et dans ma véssie (uroborréliose). Elle s’est associée à d’autres bactéries telle que Bartonella et des champignons pour former des kystes afin de résister aux antibiotiques. Aujourd’hui, je vais mieux, grâce à un traitement qui va prendre plusieurs mois.  Actuellement  je reçois des antibiotiques sous forme de perfusions chaque jour pendant 3 mois de roséphine, de la doxycycline puis une rotation d’autres d’antibiotiques tous les 10 jours, mais aussi des anti-inflammatoires pour lutter contre les toxines libérées par les bactéries et des antifongiques. C’est un traitement de cheval auquel il faut rajouter mon ancien traitement symptomatique de là SEP, que je ne peux arrêter du jour au lendemain car beaucoup de médicaments nécessitent des processus de sevrage pour éviter des chocs à mon organisme. Mon médecin belge applique essentiellement le traitement du Dr Horowitz, grand professeur sur New York, qui traite depuis 30 ans des personnes touchées par  Lyme et il se réunit régulièrement avec des médecins français qui dénoncent cette situation et s´engagent pour que les choses changent enfin pour les malades tels que le Pr Montagnier, prix Nobel de médecine, et le Pr Peronne en partenariat avec les associations telles que France Lyme et Lyme sans Frontières.

Si cela vous interesse, je mets ce lien vers une conférence passionnante qui permet de se faire une meilleure idée de cette terrible maladie non reconnue par les pouvoirs publics, qui a encore le statut de maladie rare. Effarant, lorsqu’on sait que c’est maintenant une pandémie et que la maladie est transmise aussi sexuellement et de mère à enfant in utéro…. Une bombe qui nous menace.

Maintenant, je sais que j’ai un espoir de guérir avec le moins de séquelles possibles, je réagis bien au traitement, je remarche entre 300 et 500 mètres après seulement 3 semaines de traitement, je rebouge et m’active de plus en plus, même si la fatigue et les douleurs musculaires et articulaires sont encore très présentes. Ma sonde vésicale est enlevée alors que la programmation d’une grosse intervention sur la vessie était prévue il y a seulement un mois. J’élimine petit à petit des médicaments donnés pour mes douleurs neuropathiques. Je gère actuellement ma vessie par des sondages et des mictions naturelles. Les tests neurologiques pratiqués par mon neurologue sont normaux. Que dire de plus, le début d’une renaissance? Oui très certainement. Un nouveau chemin et une farouche envie de vivre pleinement, autrement.

 

31 octobre, 2016 à 20:58 | Commentaires (12) | Permalien


Ma mosaïque dernière née

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Une grosse boite, des petits morceaux de carrelage et hop , nous sommes dans la savane africaine.  La boite de l’artiste pour ranger ses pinceaux est prête. Reste à contenter le reste de la famille qui attend fermement sa commande. Pff quel boulot mais, maintenant, quelle poigne , à force de jouer de la pince. 

 

11 juillet, 2016 à 19:34 | Commentaires (4) | Permalien


Mes topiaires ( buis taillės )

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(cliquez sur la photo pour la voir en entier!)

Un petit plaisir que je réalise dans mon jardin, sculpter mes buis. Au grand air, mieux que le kiné, assis ,debout, à plat ventre, toutes les postions sont admises pour réaliser mes petits chefs d’oeuvre. Voila le début, il en reste encore beaucoup mais patience, je compte y arriver et muscler mes petits bras.

26 juin, 2016 à 20:34 | Commentaires (3) | Permalien


SEP ou pas SEP , quoi qu’il advienne: Résister à la déstabilisation

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Juin passe, les rendez vous médicaux aussi, comme toujours avec ceux qui vous font rencontrer des personnes humanistes, proches des malades et de leurs préoccupations et ceux qui vous précipitent dans l’abime.

C’est ce qui vient de m’arriver, après un soi disant rendez vous sur la recherche d’une maladie rare. Tous les éléments déstabilisateurs ont été sont réunis: interne à la limite de l’impolitesse vous interrompant après chaque question posée, un simulacre de recherche sur des maladies recherchées déjà en 2008, un bilan inadapté et inutile. Après une journée harassante, un interne vous reprochant de ne pas sortir de votre lit ou de votre fauteuil roulant alors qu’il ne sait rien de la vie que vous menez, un petit con, excusez l’expression,  qui vous ferait presque culpabiliser d’être malade, qui est finalement est persuadé que c’est votre psychisme qui est malade.

Je suis rentrée effondrée pendant plus de 3 jours pleurant sans interruption. C’est ça, notre médecine? Aider les personnes handicapées à mettre la tête sous l’eau, histoire de sombrer un peu plus vite alors que vous savez que votre corps ne fonctionne pas rond. Seulement, si vous ne rentrez pas dans les cases, alors vous devenez un élément gênant, surtout si on vous a soigné pour une maladie que vous n’avez pas pendant 8 ans… avec des traitements loin d’être anodins.

C’est encore une fois mal me connaitre et je ferai le nécessaire pour prouver que je ne suis pas une personne déséquilibrée mais bien une femme qui ne demande qu’une chose, aller de l’avant, reprendre une activité, un métier que j’adore et non me complaire au fond d’un lit médicalisé.

Je ne souhaite qu’une chose, c’est donner à ces apprentis médecins, une miette de ma vie d’aujourd’hui pour que naisse chez eux une qualité essentielle à mes yeux: la compassion et apprendre à ne pas juger de la vie des gens avec un questionnaire inadapté.

C’est sûr,  le Kosok  s’est effondré, mais il est comme les phénix, il renait toujours de ses cendres. Mon médecin traitant m’aide beaucoup dans ce sens.

25 juin, 2016 à 20:16 | Commentaires (3) | Permalien


Une pensée du jour

http://data.abuledu.org/URI/53122370

 

Je me permets de reprendre une pensée du blog de Matthieu Ricard dont voici les coordonnées qui reflètent bien ce que je vis.

www.matthieuricard.org

« Il n’y a pas de limite au nombre de choses susceptibles de nous nuire, de même qu’il est impossible d’éliminer toutes les épines d’une forêt. Pour ne pas qu’elles nous blessent, il faut soit éviter de se rendre dans cette forêt, soit couvrir de cuir la plante de nos propres pieds. [...]« 

Le Trésor de précieuses qualités, p. 393-6.

KANGYUR RINPOCHE (1897-1975

19 mai, 2016 à 10:44 | Commentaires (0) | Permalien


SEP ou pas SEP après 8 ans de soins….

imageSEP ou pas SEP après 8 ans de soins.... dans Histoires à  rire jaune

Veridique après 8  ans de traitements, 18 poussées, 3 traitements de fond dont une chimiothérapie, voilà que les neurosciences ou autres professeurs deviennent perplexes devant  l’ évolution de ma maladie.

Au départ, on aurait pu croire que c’ était le cas,une bonne vieille SEP, mais les symptômes « atypiques » ( ce que ce mot m’énerve car il signifie simplement que je ne rentre pas dans les cases…), dirigent les médecins vers des explorations plus poussées. Après plusieurs mois d’ attente chez un professeur, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de demander un second avis sur Paris. Là sonnée, le neurologue m’ a fait part de ses doutes et sans pouvoir donner un nom, mais affirmer que ma maladie n’ évolue pas comme une SEP: devant la rapidité des dégradations (le fauteuil est apparu 2 ans après le début des symptômes, je me déplace en électrique depuis 5 ans et je fais des fantaisies tout à fait anormales au niveau de mes déficits et cette dysautonomie sévère qui s’installe). Pour la vessie rien d’anormal pour une SEP mais il y a le cœur et maintenant une instabilité tensionelle ( montée et descente rapide, qui entraîne des malaises dangereux….)
Ben alors, on fait quoi? Rien, c’est mal me connaître. Des examens génétiques, métaboliques en médecine interne dans un CHU, une convocation chez un neuro urologue pour décider du sort de cette véssie que je remplacerais bien par un sachet plastique, tellement elle me fait souffrir, suer et ne m’ apporter que des malaises. Bref voici le programme de juin. Ce que cela donnera, ne m’ intéresse pas aujourd’hui, je saurai le temps venu.
Vivre tous les beaux instants de la vie maintenant quand ils se présentent, savourer le bonheur quand il est à ma porte, s’ouvrir au monde, savoir reconnaître la chance inouïe d’être aimée, chérie et redonner autant que possible tout ce que je reçois chaque jour. Une nouvelle mission en quelque sorte, je dirais même une naissance.

12 mai, 2016 à 13:39 | Commentaires (2) | Permalien


Ma SEP et sa Magesté la vessie: épisode 1

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Oui notre vessie a bien droit à un tel titre! Quoi, ce sac qu’on vide sans faire attention nuit et jour quand on en a envie?  Oui cette vessie a droit à ce grand titre car lorsqu’elle ne fonctionne plus bien, c’est l ‘horreur.

D’abord quand vous avez besoin , 10 fois la nuit, mais quelle plaie! La nuit est faite pour dormir et non vous soulager toutes les une ou deux heures.  Comment le corps peut -il récupérer si on l’en empêche? Une mauvaise nuit, ça passe, mais des mois sans dormir une nuit d’affilée. Moi j’avoue que c’était déjà difficile de donner le sein à mes propres enfants, alors passer ses nuits sur un bassin ou aux toilettes. je vous laisse deviner l’état de décrépitude dans lequel je me  trouvais

Quelles solutions?  D’abord faire le point avec son urologue, lequel si il est sérieux vous fera passer une bilan urodynamique. Là, les désordres apparaitront tout de suite avec les solutions qu’il peut proposer: médicamenteuses, chirurgicales ou autres.

Moi cette vessie m’en fait baver, encore aujourd’hui: en 10 mois, j’ai successivement réalisé des autosondages une ou deux fois par jour, puis ceux-ci n’étant manifestement plus suffisant les infections se mettant de la partie, j’ai refait un bilan urodynamique démontrant que je ne ressentais plus le besoin comme une personne normale, ce qui entrainait malaises et dysfonctionnements (hypertension puis hypotension au grès des remplissages de ma vessie). Après une tentative malheureuse sur mon coeur avec un nouveau médicament (le Ditropan) sensé enlever les spasmes de cette vessie hyperactive et la prescription de 5 à 6  autosondages par jour. J’ai vécu l’enfer. Malaises, difficultés à percevoir ce que j’avais dans ma vessie malgré des autosondages tous les 4 heures, obligée de me rendre  aux toilettes entre deux. Echec et mat. J’étais devenue une vessie géante, un sac se replissant et se vidant toutes les heures. Une vrai horreur, de plus avec  un mal de chien à mon urètre blessée et malmenée. Je me suis donc retrouvée avec un un joli sac main, nommé poche urinaire et une sonde à demeure, que j’ai accueillie comme une libération: dormir, enfin, sans  se réveiller  la nuit.  Une vraie nuit comme je n’en avait pas connu pendant plusieurs mois. Ce fut une libération cette sonde, même si des contraintes existent aussi

Mais voila, d’après mon urologue, la sonde à demeure ne peut être une solution définitive! Elle m’a donc proposé de mettre une sonde suprapubienne ou « cysto cath ». On fait alors un petit trou dans le bas ventre jusqu’à la vessie au dessus du pubis et voila, on met une poche à urines, le tour est joué. Les contraintes ne me semblant pas importantes, j’ai accepté, sachant  que le nombre d’infections est parait-il moindre et mon urètre protégé par rapport une sonde à demeure. Bilan: échec encore une fois. J’ai déclenché des douleurs neuropathiques abominables, heureusement que j’ai réussi à gérer grâce à un médecin du centre antidouleurs. Il m’a tout de même fallu pleurer au fond de mon lit et refuser de descendre en rééducation pour obtenir un rendez vous. Ma douleur a été soulagée grâce à des médicaments de choc , pris non seulement la nuit mais aussi durant la journée. je devins donc un zombi ne sachant ni quel jour on était, ni parfois mon nom. Des infections importantes ne sont aussi déclenchées, encore plus qu’avec ma sonde à demeure. J’avais le bonheur ne plus dormir sur le dos, ni le coté gauche. Heureusement qu’il me restait le coté droit qui montrait lui aussi des signes de lassitude. Puis une nuit fin décembre, à la suite d’une infection, ma sonde se boucha la nuit. Nous jouâmes donc aux plombiers avec mon homme à une heure indue. Le problème fut réglé seulement pour quelques heures. Le 31 décembre au soir, il fallut me rendre aux urgences, pour changer ce cystocath désespérément bouché et bien sur une rétention urinaire me laissant sur mon lit, pleurant toutes les larmes de mon corps en position foetale tellement s’était douloureux. Aux urgences, bien que prévenu par l’Hospitalisation A Domicile de mon arrivée, mon admission fut glaciale et mon brancard placé dans une file d’attente alors qu’ un globe urinaire, je le rappelle est une « urgence médicale ». Il y avait de l’attente. Passé une demi heure, je fus prise de tremblements et spasmes dans tout le corps, qui heureusement chamboula l’ordre de passage. Mon mari couru désespérément derrière moi pour donner les renseignements médicaux étant donné le traitement lourd que je prends. Il fut renvoyé immédiatement en salle d’attente et moi, je fus bombardée de questions auxquelles j’arrivais avec peine à répondre car confuse. Dans un sursaut de colère, je les priai d’aller chercher ces renseignements auprès de mon homme. L’urologue de service fut contacté, ne daigna pas se déplacer pour un changement de cystocath un soir de réveillon et on me mis, hé bien, une sonde à demeure. Mon cytocath fut laissé tel quel sous un pansement. En colère, je ne pus m’empêcher de dire que si c’était pour me sonder que j’avais souffert le martyre durant 6 heures, il fallait me le dire, je l’aurais fait moi même!

On me renvoya chez moi en me priant de régler le problème avec mon urologue vers 23H. Toutes ces émotions ne nous empêchant pas de fêter dignement mon retour autour d’une tranche de saumon fumé et d’un petit verre de crémant. J’enterrais 2015 sans regret. Le surlendemain, l’hospitalisation à domicile constata les dégâts, lors de l’enlévement de mon pansement, le cathéter était sorti de mon ventre. Toutes les tentatives pour en remettre un, fut un échec. J’avais subi, deux opérations et des suites opératoires douloureuses pour rien, tout devait être refait, la vessie se refermant en l’espace de 2 ou 3 heures. 

Finalement, ce jour, je suis toujours avec ma sonde à demeure, pas fâchée, d’être revenue sur ce système qui me convient mieux: plus de douleurs, de gros progrès en kinésithérapie. C’est un peu comme si mon corps avait fait le nécessaire pour de lui même rejeter cet objet gênant. Il est prévu dans un avenir plus ou moins lointain que je refasse un essai avec des autosondages, ce qui à la réflexion me parait peu raisonnable. Mais ceci ferra surement l’objet d’une autre histoire concernant ma vénérable vessie et ses caprices.

 

17 février, 2016 à 22:47 | Commentaires (11) | Permalien


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